Les composantes du projet

Composante 1 : réforme du secteur de l’Energie

Cette composante comprend le conseil à la SBEE pour la création d’un partenariat public privé pour la distribution de l’électricité, et l’aide à l’établissement d’un système réglementaire et d’une agence de régulation énergétique.

A la suite d’une étude sur la restructuration de la SBEE et la participation du secteur privé à l’entreprise, la séparation en deux branches d’activités des sous-secteurs eau et électricité afin de permettre une meilleure visibilité de chaque activité c'est-à-dire les activités de distribution d’eau à part , des activités d’électricité de la SBEE, et de passer un contrat de concession à long terme avec un partenaire privé pour les activités électriques de la SBEE, il est prévu au titre de ces différentes activités un montant de deux milliards neuf cent soixante dix millions ( 2 970 000 000) francs CFA sur toute la durée du projet .

La plupart des activités ont connu un démarrage avec la signature du contrat de communication et de sensibilisation sur le choix du Gouvernement par rapport au partenariat public-privé et l’entrée dans les mois à venir du partenaire stratégique pour la distribution de l’électricité.

Composante 2 : études d'ingénierie

Les activités prévues au titre de cette composante au cours du semestre prochain s’articulent autour de deux études. Il s’agit de l’étude sur la validation et la réalisation des audits énergétiques et l’étude sur la rénovation, le renforcement et l’extension du réseau électrique de Cotonou, Porto-Novo et Abomey-Calavi.

Ces études visent à renforcer la distribution électrique au Bénin dans les zones rurales et urbaines. Elles comprennent : 

  • une étude de définition d’une stratégie pour l’électrification rurale hors réseau ;
  • Une étude visant à renforcer le système de transmission de façon à faire face à la demande des marchés nationaux et internationaux ;
  • Une étude pour l’efficacité énergétique et la gestion de la puissance appelée dans les bâtiments administratifs ;
  • des études destinées à préparer l’expansion du système de distribution au titre de la phase 2 du projet.

Composante 3 : investissements

La réalisation des travaux de l’interconnexion Nord-Bénin- Nord-Togo, la supervision des travaux d’interconnexion et la distribution ont permis de décaisser cinq milliards sept cent soixante sept millions neuf cent trois mille vingt sept (5 767 903 027) francs CFA soit 14,62 % des décaissements de la période de référence par rapport à une prévision de trente neuf milliards quatre cent trente cinq millions francs CFA (39.435.000.000 FCFA) .

Composante 4 : aspects environnementaux

Cette composante comprend:

  • L’évaluation environnementale pour la réinstallation de la turbine à gaz de 20 MW, de Cotonou jusqu’à un nouveau site en dehors de Cotonou,
  • le schéma de compensation pour la ligne de transmission à haute tension,
  • l’audit environnemental de la SBEE.

Au niveau de cette composante et compte tenu de l’urgence des travaux de déplacement et de réinstallation de la turbine à gaz à Maria Gléta, la CEB a réalisé sur fonds propre l’audit environnemental et le plan d’indemnisation des populations.

Quand l’audit environnemental de la SBEE, l’élaboration des TDR a accusé un long retard en raison des difficultés de communication avec la banque. En effet la non objection pour le recrutement d’un cabinet pour l’élaboration des TDR n’a pas reçu l’aval de la banque qui a mis du temps à réagir avant d’autoriser finalement l’utilisation des compétences disponibles au niveau de la CEB.

Ce travail a finalement été réalisé par le chef service environnement de la CEB qui a dû attendre ses congés administratifs pour le faire. Globalement, cette composante a été exécutée à 60%. Ce taux est en dessous du niveau estimé à mi-parcours qui devrait être à 100%.

Composante 5 : renforcement des institutions et capacités

Cette composante vise à renforcer les institutions énergétiques sous le Ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau (MMEE) en définissant mieux les mandats et en mettant en place les mécanismes appropriés de coordination pour assurer des relations de travail optimales. De plus, elle vise à fournir une formation à la fois sur le tas et en salle de classe au personnel des institutions énergétiques et appuyer la préparation de la deuxième phase du projet.

Le projet veut aider également à renforcer la CEB dans les domaines de la planification d’entreprise, la gestion et le contrôle environnemental, et la planification financière ; cet appui inclut également la création d’une unité environnementale et l’appui à la formation de ses membres.

Par ailleurs, les activités prévues sur cette composante concernent le financement du fonctionnement de l’Unité de coordination, l’acquisition de matériels de mesures pour les stations de la CEB et l’aménagement des bureaux de la Direction Générale de l’Energie.

Composante 6 : Energie biomasse et combustibles de Substitution

Ici, l’objectif est la rationalisation du secteur de l’énergie de biomasse et la promotion d’alternatives efficaces de substitution de combustible pour les secteurs ménage et PME, y compris des combustibles endogènes renouvelables.

La composante comprend quatre sous composantes qui se complètent mutuellement :

Développement institutionnel

La sous composante Développement institutionnel appuiera en particulier le renforcement des institutions du secteur, mais pas de façon limitative, la Direction Générale de l’Energie, la Direction des Forêts et Ressources Naturelles, et l’établissement d’une Commission de l’Energie Domestique (CNCD) et, dans le contexte de la législation sur la décentralisation existante, d’une Agence Intercommunale (AIC) pour la décentralisation de la gestion des ressources naturelles. De plus, les structures communautaires rurales et sous-régionales recevront également un appui au développement de leurs institutions et de leurs capacités. Cette sous composante finance le développement de capacités, les méthodes et systèmes d’analyse et de planification de développement (SIEP, SIEF, etc.), l’équipement de bureau et les véhicules.

Système d’approvisionnement communautaire durable en bois de chauffe

La sous composante Système d’approvisionnement communautaire durable en bois de chauffe comprend la mise en exploitation de 300.000 hectares de systèmes de gestion durable des ressources naturelles dans la région du Moyen Ouémé. La mise en œuvre de ces systèmes participatifs devrait déboucher sur l’établissement d’une capacité permanente susceptible de produire 675.000 tonnes par an de bois de chauffe de façon durable, tout en générant de nouvelles opportunités de création d’emplois et de revenus dans les villages ruraux participants. Cette sous composante financera de l’assistance technique, des études par des consultants (filières de la noix de cajou et de l’apiculture ; élaboration de plans de gestion forestière ; élaboration d’études de faisabilité sur des activités de diversification économique ; classification des forêts classées ; et carbonisation des résidus agricoles), des formations sur le terrain, des activités locales de développement de capacités, l’acquisition du petit outillage et des équipements de terrain pour les communautés rurales, et de l’équipement contre les incendies de forêts. La conception et les méthodes d’intervention de cette sous composante sont basées sur les expériences réussies financées par la Banque mondiale dans d’autres pays de l’Afrique sub-saharienne.

L’exécution de cette sous composante sera directement appuyée par des mécanismes juridiques, réglementaires et institutionnels qui sont déjà en place dans le contexte du processus en cours de décentralisation administrative au Bénin, et par des mesures d’appui au développement rural qui seront fournies via la sous composante Appui au développement communautaire rurale.

Efficacité de l’énergie de biomasse et de la substitution des combustibles

La sous composante Efficacité de l’énergie de biomasse et de la substitution des combustibles comprend :

  • l’introduction de systèmes de carbonisation améliorés (par exemple, « la Meule de Casamance ») pour maximiser l’efficacité de la conversion bois-charbon de bois, et par conséquent réduire la demande totale pour le bois et la pression sur les inventaires forestiers, tout en réduisant la pénibilité du travail et en maximisant les revenus des producteurs ;
  • la promotion de programmes du secteur privé pour les foyers améliorés (en mettant l’accent sur des alternatives urbaines de foyers au charbon de bois) ;
  • et la promotion de programmes du secteur privé basés sur l’utilisation du GPL et de la substitution des combustibles, et l’identification et évaluation du potentiel de production et de commercialisation d’autres combustibles verts renouvelables (briquettes, biogaz, éthanol, etc.).

Cette sous composante financera l’assistance technique et des coûts de formation sur le terrain, de l’équipement de terrain (bottes, gants, couteaux, etc.) et du petit outillage pour les activités de carbonisation, de l’assistance technique pour l’établissement et/ou l’extension des foyers améliorés non subventionnés et des alternatives pour la substitution des combustibles (GPL, kérosène, autres), et des campagnes d’éducation du consommateur sur la substitution des combustibles, ainsi que diverses activités de promotion et de commercialisation.

Appui au développement des communautés rurales

La composante Appui au développement des communautés rurales comprend la prestation d’une série de services d’appui au développement pour les communautés rurales participantes, en tant que mécanismes visant à les inciter à se plier aux « plans de gestion soutenable des forêts » qui seront préparés au titre de la sous composante Système d’approvisionnement communautaire viable pour le bois de chauffe.

Ces services d’appui seront déterminés par des bénéficiaires dans chacun des villages participants et peuvent comprendre :

  • le développement de capacités pour l’organisation communautaire et/ou d’acquisition de compétences spécifiques;
  • un appui à la formation et à l’organisation en matière de genre;
  • la diversification des cultures ;
  • un appui à la diversification économique et à l’accès au marché;
  • l’introduction de pratiques d’apiculture moderne ;
  • la construction de puits et autres petites installations communautaires, etc.

Cette sous composante financera :

  • de l’assistance technique,
  • des activités locales de développement des capacités,
  • du petit outillage et de l’équipement de terrain (foresterie, apiculture, jardinage, etc.) pour les communautés rurales, et de l’équipement
  • des petits travaux (petites pompes, meules, puits, clôtures de jardin, etc.).

La conception de cette sous composante est également basée sur l’expérience de la Banque mondiale au travers de ses opérations et de son travail analytique, et son intégration est considérée comme étant essentielle au succès des activités communautaires. En particulier, cette sous composante devrait déboucher sur la création d’une forte appropriation par les communautés des objectifs de gestion soutenable des ressources naturelles de la composante Energie de biomasse, et, de plus, fournir des opportunités considérables en matière de diversification et de création de revenus au niveau des villages.